Les occupants ont quitté l'Unifr sur ordre de la police

Après avertissement, les étudiants pro-palestiniens ont quitté le bâtiment Pérolles 21 vendredi. Une plainte pénale a été déposée.

Plus d'une quarantaine d'étudiants ont occupé le bâtiment Pérolles 21 de l'université en soutien à la Palestine cette semaine. © Frapp

Dans une vidéo diffusée ce vendredi sur le compte Instagram du groupe Coordination Etudiante pour la Palestine (CEP), on voit une vingtaine de personnes sortir du bâtiment Pérolles 21, escortées par la police. Contactée par téléphone, celle-ci confirme: "Un ultimatum a été lancé aux occupants autour de 14h", explique Bernard Vonlanthen, porte-parole. "Aucune autre intervention n'a été nécessaire, ils sont partis d'eux-mêmes environ quinze minutes plus tard." 

Le mouvement estudiantin a gagné l'Université de Fribourg lundi, après une vague de protestations dans d'autres institutions du pays. Mercredi, le rectorat avait déjà fixé un ultimatum à 15h aux occupants, rassemblés dans le calme dans le hall d'entrée de l'établissement. Aucune action n'avait été entreprise pour les déloger.

Dans un communiqué, le collectif dit "regretter l’intransigeance et le manque de dialogue du rectorat de l’Université de Fribourg, qui veut casser le mouvement pacifique de solidarité avec le peuple de Gaza qui subit un génocide." Il affirme sa volonté de poursuivre sa mobilisation "pour l’autodétermination du peuple palestinien et la fin de l’occupation militaire."

Plainte pénale déposée

Le rectorat a également déposé sa plainte pénale pour violation de domicile, dont il menaçait le collectif Coordination Etudiante pour la Palestine (CEP), selon La Liberté. L'institution avait averti mardi qu'une plainte était préparée et qu'elle serait déposée "en cas de nouvelles violations du règlement interne".

Plus d'une quarantaine d'étudiants ont occupé le bâtiment Pérolles 21 de l'université en soutien à la Palestine cette semaine. Une action que le rectorat voit d'un très mauvais œil, accusant les étudiants de ne pas utiliser les outils démocratiques en place, mais qui est pourtant soutenue depuis jeudi par plus d'une soixantaine de professeurs et de chercheurs de l'institution.

Frapp - Mattia Pillonel / an
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